vendredi 6 octobre 2017

Blade runner 2049 (Dennis Villeneuve, 2017, USA/GB/Canada)


Blade Runner 2049
Réalisation : Denis Villeneuve
Genre : SF, Thriller
Avec Harrison Ford, Ryan Gosling, Ana de Armas, Dave Bautista, Robin Wright....
Scénario : Hampton Fancher, Michael Green...
D'après les personnages du roman "Les Androïdes rêvent-ils de mouton électrique?" de Philip K. Dick
Producteur : Broderick Johnson, Andrew A. Kosove, Cynthia Sikes et Bud Yorkin
Musique : Hans Zimmer et Benjamin Wallfisch
Lumière : Roger Deakins
Montage : Joe Walker


Le Synopsis : Plusieurs dizaines d'années après les évènements ayant menés à la fuite de Rick Deckard, les replicants d'alors sont toujours recherchés et traqués par les Blade Runner. Mais la découverte d'ossements enterrés, va relancer les interrogations sur ce que sont les robots perfectionnés et quels sont les limites de l'âme et de l'humanité.


L'Avis : Le film commence dans la terre et se termine dans la mer. Et ce n'est pas un hasard, on a toujours su que lors du premier Blade runner, les décors avaient leurs importances. Un dialogue entre les démons intérieurs des robots et les affiches publicitaires indiquant la déliquescence de toute une population soi-disant humaine.
Ici, le concept est le même. La population est entassée dans des immenses mégalopoles, et en-dehors d'elle la nature a repris ces droits. De la terre nourricière aux roulis de la mer matricielle, c'est là qu'il faut aller pour savoir, se comprendre, se rechercher.
C'est aussi dans le limon (aka les déchets, ce qui reste après décomposition) que se trouve le salut.
Blade Runner 2049 est un beau film, prenant son temps. Mais ne prenant pas son spectateur pour un idiot. Il pourra en laisser plus d'un sur le carreau (ce fut le cas dans la salle où des départs ont émaillé la projection).
L'image est sublime et les interprètes au diapason. L'utilisation de la tête de teckel de Ryan Golsing est bien trouvé (désolé), Harrison Ford est toujours au top (même si il accuse bien son âge.) et Ana de Armas est une étoile à suivre.
Bref que du bon sur ce film.

mercredi 4 octobre 2017

Ça (It, Andrés Muschietti, USA, 2017)


Adaptation du livre éponyme de Stephen King, Ca, raconte l'histoire d'une bande de jeunes aux prises avec une entité maléfique, se faisant appelé Pennywise (Grippe-sou en VF), qui tue (et mange) des enfants.


C'est la seconde adaptation de cet opus majeur dans la bibliographie du maître de l'horreur. La première intitulé en France "Il est revenu" par M6 lors de sa diffusion télé était un téléfilm en deux parties ayant pour principale qualité d'avoir fait peur à une bonne partie de ma génération (en fait, tous ceux que je connaisse).
Bon après, à la vision actuelle de ce téléfilm, le résultat fonctionne comme une madeleine de Proust. Pas plus. Si la première partie a toujours du peps, la seconde est clairement mou du genou et a trop vieilli. C'est d'ailleurs cette première partie qui a été à nouveau adapté dans le film de Muschietti. La partie avec des enfants. Celle que mine de rien nous avions tous retenue.
Très vite, nous remarquons un changement d'époque... une mise à jour en somme. En effet, quoi de mieux que de déplacer à la fin des années 80 pour que les adultes ou adulescents d'aujourd'hui se sentent en empathie? Puis la seconde remarque que l'on se fait est.... la violence.
Si "Il était revenu" était un téléfilm avec une bonne utilisation du hors champs... ici nous sommes dans la monstration, le premier mort, celui du frère de l'un des héros, est beaucoup plus graphique. Quitte à suivre plan par plan le téléfilm original.... pour à la minute léthale pour l'enfant changer d'axe et enfin proposer autres choses.
Et c'est ainsi que commence un jeu de traque avec le spectateur où l'on joue aux 7 différences. Un album photo se transforme en projecteur de diapo, la relation entre Beverly et son père sont beaucoup plus explicite, tout comme l'histoire de Mike.... des petits ajouts ou des modifications intéressants et apportant un plus très net.
Puis, c'est après le film que c'est le drame. Qu'en avons-nous pensé? Bah, c'est bon mais on a pas réellement eu peur (contrairement à une grande partie de la salle). Est-ce dû au fait que grosso modo, nous connaissions l'histoire et que le jeu des 7 différences précédents nous a sorti du film? Est-ce dû que mine de rien, le film est beau? (car, il y a des tonnes de recherches graphiques faisant plus penser à un beau conte gore?)... bref, cette peur n'était pas là.
Le film est quand même un régal et nous vous le conseillions.

jeudi 28 septembre 2017

Etrange Festival 2017 (Bilan + Euthanizer + Une Page folle + Mutafukaz)


Ultime journée du Festival, le plus fou de Paris. Ouf devrais-t-on dire tant ce fut une épreuve. Epreuve car cette édition fut en demi-teinte. Des bons films mais pas que.... et il y a eu beaucoup de "pas que" au dire des différents spectateurs.


Alors qui qui a gagné les prix?


Prix Canal plus du court métrage : Other People's heads (Stephen Winterhalter - USA) (Diffusé lors de la cérémonie de clôture, voir plus bas pour avis)
Prix du Public du court métrage : Un ciel bleu presque parfait (Quarx - France) (Déjà vu au cours du Sadique Master Festival 2016 et chroniqué sur le site.)
Grand Prix nouveau genre : La Lune de Jupiter (Jupiter holdja - Kornel Mundruczo - 2017 - Hongrie/Allemagne - Drame fantastique) (Pas vu)
Prix du public : Les Bonnes manières (As boas maneiras/Good manners - Juliana Rojas et Marco Dutra - 2017 - Brésil/France - Conte fantastique) (Pas vu)

Donc, ma programmation n'avais pas permis de tomber sur les films vainqueurs. Pas grave, on se rattrapera plus tard. Reste quand même que j'ai pu voir trois autres films (et un court) pour cette ultime journée.... c'est parti....


Euthanizer (Armomurhaaja - Teemu Nikki - 2017 - Finlande - Thriller - Compétition)

Synopsis : Un mécanicien, qui est aussi euthaniseur (je ne sais si ce terme est adéquat), décide d'épargner un chien qui lui est amené. Sauf que tout s'enchaîne et l'ancien propriétaire pète un plomb.


Avis : LE meilleur film du festival (dommage que je ne le découvre que le dernier jour). Sobre et épuré, le film est une petite bombe que je vous recommande chaleureusement. Les acteurs sont au diapason sur quelques choses de pourtant bien casse gueule. (oui, car très vite on dévie sur les relations amoureuses de l'euthaniseur et d'une infirmière (un donneur de mort et une sauveuse... ou l'inverse.)
C'est beau et on en redemande.


Une page folle (Kurutta ippeji - Teinosuke Kinugasa - 1926 - Japon - Drame surréaliste - Retour de flamme)


Synopsis : Plop plop plop... selon la brochure, Une page folle parle d'un gardien d'asile qui rejoint sa compagne enfermé (dans l'asile)... mais c'est pas clair.


Avis : Film totalement foutraque... dadaïste parfois.... hermétique tout le temps.... on en vient à l'analyser image par image sans réellement se soucier de l'intrigue (qu'on ne comprendra pas). Bonne découverte, mais un film à voir et revoir. A analyser et ré-analyser en espérant y trouvant des nouvelles clés de lectures à chaque vision.


Other People's heads (Stephen Winterhalter - USA - Prix Canal Plus du court métrage - Cérémonie de cloture)


Synopsis : Dans un futur apocalyptique, des nantis assistent à des décapitations. Sauf que étrangement, les têtes sont en vies après décapitations.


Avis : Mouais... Bof... des images intéressantes mais pourquoi ce prix?


Mutafukaz (Guillaume Renard et Shojiro Nishimi - 2017 - France/Japon - Animation - Cérémonie de cloture)


Synopsis : Angelino, jeune noir au physique spéciale se retrouve après un accident de scooter à voir en des personnes qui l'entourent des envahisseurs. Très vite, lui et son ami Vinz seront poursuivis par une organisation secrète. Pendant ce temps, des catcheurs mexicains sentent venir la faim du monde.


Avis : Apothèose final pour un Etrange Festival en demi-teintes, avec une dernière journée qui est vraiment la meilleure de tout le Festival et surtout ce dernier film bourré ras la gueule de séquences ouf et de clins d'oeil au détour de chaque photogramme.
Alors, on peux chipoter (oui, j'aime bien chipoter), en disant que le choix de casting d'Orelsan n'est pas le plus judicieux... il a clairement la voix du glandeur (dans le bon sens du terme) mais son ton monocorde donne des dialogues qui pourrait avoir un peu plus de peps... mais c'est vraiment du chipotage car le film est vraiment l'un des meilleurs films d'animations vu ces derniers temps avec des tonnes d'idées, une narration fluide et plus que complète où il n'y a aucun temps morts. Guillaume Renard et Shojiro Nishimi, vous nous avez donné la banane et permis de survivre à notre spleen post-festival.
On notera que le film sera diffusé aussi pendant le PIFFF 2017, début décembre. Il y a de fortes chances pour que je me refasses un petit visionnage là-bas.

dimanche 17 septembre 2017

Etrange Festival 2017 : Jour 11 (Mise à mort du cerf sacré + Mama Dracula)


Onzième et avant dernier jour du Festival, petite journée histoire de tenter de récupérer un peu avant le grand final de demain. Au programme un film sur la famille et une comédie lourde.... très lourde.

Mise à mort du cerf sacré (The Killing of a sacred deer - Yorgos Lanthimos - 2017 - Irlande/Grande-Bretagne - Drame - Compétition)


Synopsis : Suite à la mort de son père suite à une opération cardiaque, un jeune provoque une malédiction sur la famille du chirurgien, ivre durant l'opération. Ceux-ci ne pourront plus manger ni utiliser leurs jambes jusqu'à mourir à moins que le chirurgien tue/sacrifie l'un des membres de sa famille.


Avis : Après Canine et The Lobster, Yorgos Lanthimos perd un peu de superbe dans un film, certes malaisant mais qui n'a pas la portée de ces précédents travaux. Et pourtant cela partait très bien. Nicole Kidman est au diapason de ce qu'elle sait faire (elle ira loin, je vous dis), la plupart des acteurs sont justes et touchants (sauf l'acteur principal Colin Farrell atonal mais c'est sûrement dû à une demande du réalisateur)
Et puis, il y a l'utilisation du son et de la musique, qui oscille du génial à... mais pourquoi à tout prix vouloir surligné les émotions?
Bref, un film avec des bonnes idées mais beaucoup de vide.

Mama Dracula (Boris Szulzinger - 1980 - Belgique - Comédie fantastique - Focus Boris Szulzinger)


Synopsis : Un scientifique est engagé par la Comtesse Dracula pour mettre au point du sang artificiel. Mais les disparitions de jeunes filles commencent à passablement énerver le reste de la population.


Avis : Euh... on est vraiment obligé. Quand un film nous amène à ré-évaluer à la hausse Dracula, père et fils avec Bernard Menez... c'est que vraiment il y a un souci. Lourd, un gag ne marchant sur... bah je suis même pas sûr qu'il y a eu un gag ayant réellement fonctionné au sein de ce métrage.
Ca surjoue de partout. Un mauvais moment.

samedi 16 septembre 2017

Etrange Festival 2017 : Jour 10 (Replace + Perdita Durango + Forgotten silver)


Dixième journée à l’Étrange Festival. Une journée marquée par la soirée BITS mené par Rafik Djoumi. Pour ceux qui ne connaissent pas, je vous engage à allez jeter un œil sur la chaîne youtube de ce magazine sur la pop culture vraiment pas inintéressant. (voir franchement bon). C'est ici.

Replace (Norbert Keil - 2017 - Allemagne/Canada - Fantastique - Compétition)


Synopsis : Une jeune femme se réveille un matin avec un problème de peau qui s'étend peu à peu. Elle découvre qu'elle peux la remplacer par la peau d'autres filles fraichement tuées.


Avis : Si le postulat initial est intéressant, si ce qu'il dit de notre société est lui aussi bougrement excitant (la peur de vieillir et de se détériorer physiquement dans une société où l'apparence est primordiale), il faut être honnête. Cela ne suit pas.
Bourré ras la gueule d'incohérence (bonjour, l'hommage anachronique à Death note), Ce film arrive à ne pas intéresser le spectateur. Et surtout il tente de nous prendre pour un gogo (l'utilisation final de la musique.... j'en pleure encore).
Bref, on peux s'en passer.

Perdita Durango (Alex de la Iglesia - 1997 - USA/Mexique/Espagne - Road movie - Soirée Bits)


Synopsis : Perdita Durango fuit. On ne sais pas quoi mais elle rencontre un sorcier/braqueur qui la met sur un gros coups. Chemin faisant, ils vont kidnappés deux jeunes gringos.


Avis : Film culte et un peu fou. Perdita Durango est le troisième film d'Alex de la Iglesia et seul tentative (avec Crimes à Oxford mais nous n'allons pas en parler) en dehors de l'Espagne. Parlant de kidnapping, de sexe, de drogue, de santeria (une religion locale) et de hold-up.... le tout mené avec un rythme effréné sans temps morts.
Et surtout, petit miracle, aucun personnage ne peux se valoriser d'être le point d'accroche du spectateur. Perdita Durango est un garce n'hésitant pas à proposer le kidnapping et n'hésite pas à jouer avec la violence. Roméo Dolorosa, le socier-chaman, est littéralement fou, capable d'accès de violences et de grande dissertation sur le sens de la vie. Les kidnappés sont tout les deux apeurés et n'hésites pas à balancer l'autre pour espérer survivre.
Un film sur le fil du rasoir.

Mad god : Part 1 (Phil Tippett - 2014 - USA - Court métrage - Soirée Bits)


Synopsis : Un homme descend depuis le ciel jusque dans les profondeurs d'une terre post-apocalyptique, il découvrira un monde de monstres.


Avis : Court film d'une technicité parfaite (mais bon, on est quand même sur une réalisation du génial Phil Tippett), dont ça n'est que la première partie d'un ensemble. Hâte de voir la suite.

Rubber Johnny (Chris Cunningham - 2005 - Grande-Bretagne - Court métrage - Soirée Bits)


Synopsis : Un être difforme danse sur de la musique.


Avis : Clip d'Aphex Twin. Ici nous sommes dans de l'expérimental jouant sur la monstruosité, la vitesse et les mouvements syncopés. Créant de l'humour par l'intermédiaire des arrêts brutales. Bref à voir.

Forgotten silver (Peter Jackson et Costa Botes - 1995 - Nouvelle-Zélande - Documenteur - Soirée Bits)


Synopsis : Suite à la découverte dans le jardin d'une amie de sa mère de bobine de film, Peter Jackson part à la découverte de Colin McKenzie, génie-bricoleur néo-zélandais, précurseur de nombreuses techniques cinématographiques.


Avis : Cas d'école que ce Forgotten Silver. Tourné par un petit malin (qui deviendra un grand malin), qui a réussit à berné une partie de l'intelligentsia néo-zélandaise. Ceci est dû à un sens du montage nous faisant passer des vessies pour des lanternes.
Et difficile de ne pas voir en ce génie bricoleur, à la fois une forme idéalisé de ce que Peter Jackson aimerait être (et qu'il deviendra en partie avec WETA) et de ce que la société néo-zélandaise aimerait avoir.

vendredi 15 septembre 2017

Etrange Festival 2017 : Jour 9 (Pris au piège + Death row family)

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A l'aube du neuvième jour à l'Etrange Festival... jusqu'ici tout vas bien. Il faut dire que ce fut une petite journée pour ma part.

Pris au piège (El Bar - Alex de la Iglesia - 2017 - Espagne/Argentine - Thriller - Focus Alex de la Iglesia)

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Synopsis : Un groupe de personne d'horizons différents se retrouvent prisonnier dans un bar pendant qu'un sniper les descend à la sortie. Très vite, la situation à  l'intérieur s'enveniment.


Avis : Coup classique du petit groupe disparate qui au fur et à mesure voit sa tension augmenter et tout le monde révéler ses pires défauts.
Classique mais efficace. Le film de la Iglesia est quand même une petite déception, on en attendait tellement plus.
Si la galerie de caractère est fort intéressante, si les révélations au cours du récit sont plutôt bien amené, il reste que nous sommes sur un terrain balisé reprenant les codes de ce genre de film. Les lieux deviennent plus exiguës (quoique... là...) ou plus sales (oui oui oui). Les personnages dégénérent jusqu'à ce que le danger vienne d'eux plus que de l'extérieur.
Bref, regardable mais il n'est pas surprenant que ce film n'obtienne qu'une sortie en vidéo et pas une sortie cinéma. (même si d'autres films sortant en salle mériterais le même sort).

Death row family (Zen'in shikei - Yûki Kobayashi - 2017 - Japon - Comédie - Mondovision)

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Synopsis : Une famille de yakuza au bord de la banqueroute décide de tuer une concurrente pour récupérer un peu d'argent. Et milice le plus jeune des fils en tant que tueur de la famille. Sauf qu'il n'est pas aussi facile que ça de tuer.


Avis :Réalisé avec très peu de moyen d'après une histoire vraie (enfin d'après le livre d'un des protagonistes expliquant sa version des faits). Death row family est un film foutraque suivant l'un des protagonistes les plus débiles de la famille avec ses excès de violence et son conflit avec sa copine.
Difficile de tomber en empathie avec ces personnages. Dommage.

jeudi 14 septembre 2017

Etrange Festival 2017 : Jour 8 (Kodoku + Bitch + Le Lézard noir + Le Démon de Laplace)


Et c'est parti pour un huitième jour haut en couleur. La fatigue se fait toujours présente mais on ne lâche rien. Au programme : de la folie japonaise, un brûlot féministe, un classique du polar japonais et une prétention italienne.

Kodoku : Meatball machine (Kodoku : Mitoboru mashin - Yoshihiro Nishimura - 2017 - Japon - Horreur - Mondovision)


Synopsis : Un homme, collecteur de dettes pour une entreprise euh... véreuse, apprend que suite à un cancer il n'a qu'un mois à vivre. Pendant ce temps, un dome coupe une partie de Tokyo du reste de la population. A l'intérieur des extra-terrestres prenant possession des humains et les métamorphosant, font un véritable carnage.


Avis : Sushi Typhoon est mort. vive Sushi Typhoon. Car on ne va pas se mentir, si Kodoku : Meatball machine ne brandit pas la bannière de la filiale folle de Nishimura et consorts... difficile de ne pas y penser. Surtout que Kodoku est la "suite" de Meatball machine, film de 2005, réalisé par Yudai Yamaguchi autre habitué de la firme.
Alors que vaux le bousin. Bah, c'est gore, c'est con, c'est cul... avec une petite pointe de critique de la société japonaise, juste une pointe parce que il faut pas déconner. Les acteurs sont hystériques (mais comme dans tout les films du réalisateur) même si on peux discerner une pointe de mélancolie dans la première partie du métrage. (que voulez-vous ça doit être l'âge.)

Bitch (Marianna Palka - 2016 - USA - Drame - Compétition)


Synopsis : Une mère de famille, délaissé par son mari et au bord de la crise, se met, du jour au lendemain à se comporter comme une chienne.


Avis : Charge féministe balourde sur la condition des femmes. Le mari est un rustre, incapable de s'occuper de sa famille et de lui-même (on se demande quel travail il peux bien occuper tellement son cas semble incurable.)
Si vous avez bien compris, la femme est traité comme un chien, donc elle le devient (non, ce n'est pas un spoil) sauf que la mécanique est grossière et tourne au ridicule.
Dommage, il y avais pourtant à redire sur le sujet.

Le Lézard noir (Kurotokage - Kinji Fukasaku - 1968 - Japon - Fantastique/Thriller - 20 ans de mauvais genre)


Synopsis : Le Lézard noir, une criminelle, décide de voler le Diamant du Nil. Pour se faire, elle kidnappe la fille de son propriétaire et réclame le diamant en rançon.



Avis : Bisserie provenant du Japon. Sa particularité est que le personnage du lézard noir est joué par un acteur travestie Akihiro Miwa. La relation trouble qui s'installe entre lui/elle et le policier chargé de l'enquête n'en est que plus surprenante et audacieuse.
A noter aussi, des plans entiers sur le corps lascif de la jeune fille kidnappé, revenant à plusieurs reprises, rappelant fortement que nous sommes quand même dans du pur cinéma d'exploitation.

Le Démon de Laplace (Il Demone di Laplace - Giordano Giulivi - 2016 - Italie - Science-Fiction - Mondovision)


Synopsis : Un groupe de scientifique étudiant les probabilités (et les verres qui se brisent) arrivent dans un manoir sur une île. Ils vont être l'objet d'une expérience scientifique voulant qu'ils disparaissent un par un.

Avis : Long, bavard, imbu de lui-même. C'est un peu les premiers qualificatifs qui viennent à l'esprit après la vision de ce film. Puis viennent masturbation intellectuelle, incompréhensible, mauvais.
Passez votre chemin manant.